Culture. France.
Dans la tradition des bâtisseurs de cathédrales, un tailleur de pierres a ajouté une nouvelle gargouille à l'effigie du chef de chantier, Ahmed Benzizine, qui est musulman.
Au cœur du Vieux-Lyon, la restauration de la cathédrale Saint-Jean, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, a vu la naissance d'une nouvelle gargouille, sculptée dans la tradition médiévale, perchée à une douzaine de mètres sur un côté de l'édifice.
Elle ne dénote pas dans le décor et est à l'effigie d'Ahmed Benzizine, chef du chantier depuis 30 ans.
Elle est accompagnée de l'inscription « Dieu est grand », en français et en arabe.
L'archevêché de Lyon y a vu un "symbole d'oecuménisme" et le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, "un clin d'oeil de plus à l'amitié islamo-chrétienne à Lyon".
Pour Ahmed Benzizine, il n'est en aucun cas question de provocation, ainsi, le chef de chantier de 59 ans a confié à l'AFP : "Je suis français, musulman pratiquant, et je travaille depuis toujours sur des monuments historiques", explique-t-il en assurant avoir un grand respect pour les lieux sacrés.
"Je peux travailler sur des mosquées, des synagogues." Et d'ajouter - non sans humour - auprès du quotidien français Libération : "Il n'y a pas que des catholiques qui travaillent sur les églises, il y a toujours beaucoup de musulmans en échafaudage ou en maçonnerie."
---> France.Gargouille.Cathédrale de Lyon. Effigie.Chef de chantier musulman.