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Téhéran se félicite de l’arrestation de l’ancien chef politique serbe Radovan Karadzic

Téhéran.Irna.23 Juilet 2007.

Politique. Iran.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi s’est félicité mercredi de l'arrestation de l'ancien de l’ancien chef politique serbe Radovan Karadzic après 12 ans de cavale.

L'arrestation de Radovan Karadzic illustre les lents progrès de la justice internationale, qui malgré d'évidentes lacunes s'affirme peu à peu.


Lorsque le Tribunal pénal international des Nations unies pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) -première juridiction moderne chargée de juger les crimes de guerre- a été créé en 1993, des stratèges de la diplomatie américaine pensaient qu'aucun haut responsable ne serait jamais arrêté, confie une ancien du département d'Etat.


Mais depuis 15 ans, la justice internationale a enregistré d'indéniables succès. L'arrestation lundi de Karadzic, considéré comme l'un des principaux artisans du "nettoyage ethnique" qui a fait 260.000 morts et 1,8 million de déplacés durant la guerre de Bosnie (1992-95), illustre ces progrès.


L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie est inculpé depuis 1995 de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour avoir conduit, avec son comparse le général Ratko Mladic, le siège de Sarajevo, l'épuration ethnique des musulmans et croates et le massacre de Srebrenica.


Depuis la naissance du TPIY, plusieurs tribunaux ont fait leur apparition dans le but de juger les crimes de guerre, notamment en ex-Yougoslavie et lors du génocide au Rwanda, permettant au passage d'affiner le droit international. Les chefs d'Etat ne sont plus à l'abri et les amnisties générales ne sont plus acceptées de manière inconditionnelle.


Michael Scharf travaillait au département d'Etat, siège de la diplomatie américaine, lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU a créé le TPIY. Il raconte que la plupart de ses collègues pensaient que la juridiction serait symbolique et ne poursuivrait que des "seconds couteaux" et simples exécutants.


"Les gens commencent vraiment à penser que ces tribunaux ont un effet dissuasif efficace, mais cela ne fait que commencer", dit-il. "Nous atteignons juste une masse critique de cas importants comme celui-ci", précise-t-il en référence à l'arrestation de Karadzic.


Les tribunaux internationaux n'en sont qu'à leurs balbutiements, et des lacunes sont déjà apparues dans leur fonctionnement. Mais leur principale faiblesse est ailleurs: ce sont des "créatures" de la politique. "Tout revient à la politique", souligne M. Crane. "Les aspects juridiques peuvent être relativement clairs, mais livrer des hauts responsables ou un chef d'Etat est une décision purement politique."

Le fait que Karadzic, et son comparse Mladic toujours en cavale, ait pu échapper à une arrestation pendant 13 ans, est perçu par les observateurs comme le résultat d'un manque de volonté politique à Belgrade.



---> Iran.MIAE.Radovan Karadzic.Hassan Ghashghavi.

Envoyer: 22:02 Wednesday July 23, 2008 Imprimer

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