Economie. Iran.
Le ministre iranien du Pétrole, Gholam-Hossein Nozari a estimé samedi qu'une augmentation de la production de l'OPEP n'affecterait pas le prix du pétrole car le marché est suffisament approvisionné et même «saturé».
"Une augmentation de la production à l'heure actuelle ne ferait qu'accroître les réserves", a répondu, par ailleurs, Gholam-Hossein Nozari, à des journalistes qui lui demandaient si le cartel relèverait sa production ainsi que l'ont réclamé les Etats-Unis.
C'est en marge du VIIIème Forum sur "la pétrochimie de demain" que le ministre iranien du Pétrole a tenu ces propos.
A ce forum qui devrait durer deux jours, participeront des experts et spécialistes du Pétrole et de l'industrie pétrochimique soit quelques 118 iraniens et plus de 76 entreprises étrangères venues de 27 pays.
Interrogé par les journalistes, Golam Hossein Nozari a indiqué que l'Iran a rempli sa capacité de production de pétrole. L'Iran produit quelques 4.170 millions de baril par jour.
Le 13 mai dernier, Golam-Hossein Nozari avait nié des allégations selon lesquelles l'Iran s'apprêtait à réduire sa production de brut.
Téhéran considère également que la décision de l'Arabie saoudite de relever légèrement sa production de brut est un "geste politique" en réponse à l'appel du président américain George Bush, qui était en visite vendredi à Ryad.
"Cette décision est plus un geste politique, cette décision ne fera qu'augmenter les réserves de pétrole", a estimé Gholam-Hossein Nozari.
L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a annoncé qu'elle relèverait sa production de 3,3%, soit 300.000 barils supplémentaires par jour, afin de tenter de relâcher la tension sur les marchés pétroliers.
L'Iran, deuxième pays producteur de pétrole au sein de l'Opep, soutient régulièrement que la flambée des cours de l'or noir n'est pas un problème d'approvisionnement des marchés, mais qu'elle s'explique par la faiblesse du dollar et par d'autres facteurs sur lesquels le cartel n'a pas prise.
Le brut a atteint vendredi un nouveau record à près de 128 dollars le baril.
Depuis 2002, les prix ont été multipliés par six; ils ont doublé depuis l'année dernière sur fond de consommation croissante de la Chine et d'autres pays en développement.
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